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5 idées reçues sur la stimulation magnétique transcrânienne (SMTr)

Approuver par Vicku 19 août – Voir commentaire La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) existe au Québec depuis plus de vingt ans. Elle est remboursée par la RAMQ depuis 2013 dans le réseau public et vient d'être officiellement validée par l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) en janvier 2026. Et pourtant, […]

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4 septembre 20267 minutes de lecture
« Illustration du fonctionnement de la stimulation magnétique transcrânienne »ⓒ Eric Wassermann, M.D., Public domain, via Wikimedia Commonshttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/67/Transcranial_magnetic_stimulation.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original
  • Approuver par Vicku 19 août – Voir commentaire

La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) existe au Québec depuis plus de vingt ans. Elle est remboursée par la RAMQ depuis 2013 dans le réseau public et vient d'être officiellement validée par l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) en janvier 2026. Et pourtant, beaucoup de gens qui pourraient en bénéficier ne la connaissent pas ou en gardent une image erronée.

Ce n'est pas une question d'ignorance : c'est que certaines idées circulent depuis longtemps, souvent confondues avec d'autres traitements ou nourries par des images associées à la psychiatrie d'une autre époque. Si vous vous êtes déjà dit l'une de ces phrases en pensant à la SMTr, vous n'êtes pas seul : ce sont exactement les mêmes questions que se posent la plupart des gens avant de s'informer davantage. Voici cinq de ces idées reçues et ce que les données disent vraiment.

Idée reçue n° 1 : « C'est la même chose que les électrochocs »

C'est de loin la confusion la plus répandue, et probablement la plus dissuasive. Le mot « électrochoc » évoque des images fortes, souvent héritées du cinéma plutôt que de la médecine actuelle.

Utilisation d’une bobine lors d’une stimulation magnétique transcrânienne SMTr

En réalité, même si les deux approches impliquent une stimulation du cerveau, elles diffèrent fondamentalement dans leur démarche, leurs effets secondaires et leur déroulement.

  • L'électroconvulsivothérapie (ECT) est réservée aux formes sévères de dépression et se pratique sous anesthésie générale, en induisant une brève crise convulsive pour réinitialiser les circuits neuronaux.
  • La SMTr utilise des champs magnétiques pour stimuler des zones précises du cerveau de façon ciblée, sans provoquer de convulsions ni modifier la conscience (INESSS, 2026).

Utilisation d’électrodes lors d’une électroconvulsivothérapie ECT

Aucune anesthésie, aucune convulsion, aucun embout buccal, aucune perte de mémoire : ce sont des impulsions magnétiques ciblées qui viennent stimuler des circuits cérébraux précis. Le patient reste assis, éveillé, et repart chez lui à la fin de la séance, souvent en mesure de reprendre ses activités habituelles, y compris le travail ou la conduite automobile, dès la sortie de la clinique.

Idée reçue n° 2 : « C'est douloureux »

La peur de la douleur est un frein important, souvent alimenté par les représentations de la stimulation cérébrale dans la culture populaire plutôt que par une expérience réelle.

En réalité, la SMTr est une solution non invasive. Certains patients décrivent une sensation semblable à un léger picotement ou un tapotement au niveau du cuir chevelu, un peu comme si l'on tapotait doucement la tête du bout des doigts. Les muscles du visage peuvent se crisper légèrement pendant les impulsions. Après la séance, une légère fatigue ou un mal de tête peut survenir, mais ces effets sont temporaires et disparaissent généralement en une à deux semaines (INESSS, 2026). Aucun effet indésirable à long terme n'a été identifié à ce stade des connaissances, et la plupart des patients rapportent que l'appréhension ressentie avant la première séance s'estompe rapidement une fois la séance amorcée.

Idée reçue n° 3 : « Ça va changer ma personnalité »

Une crainte compréhensible quand on parle de stimuler le cerveau, mais qui repose sur une mauvaise compréhension de ce que fait réellement la SMTr.

La SMTr ne modifie pas la personnalité. Ce que les patients peuvent observer, à mesure que les symptômes dépressifs s'estompent, c'est un regain d'énergie, une meilleure concentration, un retour de l'intérêt pour des activités qu'ils aimaient, et un sentiment général d'apaisement, des changements qu'ils accueillent généralement comme bienvenus plutôt que comme une transformation d'eux-mêmes.

La thérapie cible une zone précise du cortex préfrontal dorsolatéral, une région qui fonctionne souvent de façon déficiente dans la dépression. Elle ne modifie pas l'ensemble du cerveau, ni les traits de caractère, ni les souvenirs (INESSS, 2026). D'un point de vue technique, la SMTr utilise le même type d'impulsions magnétiques qu'un appareil d'imagerie par résonance magnétique (IRM), une technologie bien connue et utilisée depuis des décennies en imagerie médicale.

Idée reçue n° 4 : « C'est un dernier recours, réservé aux cas désespérés »

Cette idée coupe court à trop de démarches avant même qu'elles commencent, et retarde inutilement l'accès à une option qui pourrait aider plus tôt.

La SMTr s'adresse aux adultes qui n'ont pas répondu à au moins deux traitements antidépresseurs différents, ce qui, dans les faits, concerne une large proportion des personnes vivant avec une dépression (INESSS, 2026). C'est une étape reconnue du parcours de soins, pas une mesure de dernier recours. Santé Canada a d'ailleurs approuvé la SMTr dès 2002 pour les troubles mentaux résistants aux traitements de première intention : ce n'est pas une technologie expérimentale, mais une approche intégrée aux pratiques cliniques depuis plus de vingt ans.

L'INESSS recommande même que la SMTr soit envisagée avant l'électroconvulsivothérapie dans le parcours de soins, en raison de son profil d'innocuité plus favorable. Attendre d'être « au bout du rouleau » n'est ni une condition nécessaire, ni souhaitable : certaines personnes vivant avec une dépression résistante restent sans soins adaptés pendant des années, parfois des décennies, faute d'avoir envisagé cette option plus tôt dans leur parcours. Considérer la SMTr comme une étape à explorer dès l'échec des deux premiers traitements, plutôt que comme un ultime recours, peut concrètement raccourcir cette période d'attente et de souffrance.

Idée reçue n° 5 : « Les résultats ne durent pas »

Douter de la durabilité des effets est naturel pour quelqu'un qui a déjà vécu des traitements partiellement efficaces, ou qui n'ont pas tenu dans le temps.

L'INESSS confirme l'efficacité clinique de la SMTr pour réduire la sévérité des symptômes dépressifs, avec des changements significatifs observés chez environ un tiers des patients traités. D'autres protocoles existent : des chercheurs du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) et du Krembil Research Institute ont comparé la SMTr standard à la stimulation thêta-burst intermittente (iTBS), une version plus courte du même principe, dans le cadre d'une étude distincte. Dans cette étude, environ 49 % des patients traités avec l'iTBS ont vu leurs symptômes diminuer, et 32 % ont atteint une rémission. Ces deux données, bien que positives, proviennent de protocoles et de populations différents et ne doivent pas être lues comme un seul et même chiffre.

« Illustration du fonctionnement de la stimulation magnétique transcrânienne »ⓒ Eric Wassermann, M.D., Public domain, via Wikimedia Commonshttps://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/67/Transcranial_magnetic_stimulation.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original

Les effets peuvent varier selon les profils, les protocoles utilisés et le niveau de résistance à la thérapie, d'où l'importance d'un suivi assuré par un psychiatre membre du Collège des médecins du Québec (CMQ), qui ajuste le protocole selon la réponse de chaque patient. Ce suivi individualisé est d'ailleurs ce qui distingue une démarche clinique sérieuse d'une promesse générique : personne ne peut garantir à l'avance son résultat exact, mais un professionnel peut évaluer, séance après séance, si l'approche fonctionne et l'ajuster en conséquence. Des séances d'entretien ou des cures répétées sont possibles lorsque nécessaire.

Neuroperforma utilise la Deep TMS, une version plus performante de la SMT, notamment dans le cadre de son protocole intensif, SWIFT. Comme pour toute approche de SMT, les résultats varient d'une personne à l'autre et doivent être discutés avec l'équipe clinique lors de l'évaluation initiale.

Neuroperforma utilise la Deep TMS, une version plus performante de la SMT proposée notamment dans le cadre de son protocole intensif, SWIFT. Comme pour toute approche de SMT, les résultats varient d'une personne à l'autre et doivent être discutés avec l'équipe clinique lors de l'évaluation initiale.

En résumé

La SMTr n'est pas de l'électrochoc, elle n'est pas douloureuse, elle ne change pas la personnalité, elle n'est pas réservée aux cas désespérés et ses effets, bien que variables, sont documentés par une littérature scientifique croissante. Ce qui reste vrai, en revanche, c'est que chaque situation est différente, et qu'une évaluation individuelle demeure la meilleure façon de savoir si cette option est pertinente pour vous.

La SMTr est une thérapie validée, bien tolérée et accessible au Québec. La meilleure façon de dissiper les doutes qu'il vous reste est encore d'en parler directement avec un professionnel, sans pression ni engagement.

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