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SMTr au Québec : les options pour un accès rapide au traitement

Approuvé Vicky 19 août La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) existe : elle est validée scientifiquement et elle est disponible au Québec, mais y accéder n'est pas aussi simple que de prendre un rendez-vous chez un médecin de famille. La première décision à prendre est de savoir par quelle voie passer : le réseau public […]

Neuroperforma
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9 septembre 20267 minutes de lecture
Encadrement par un psychiatre CMQ
  • Approuvé Vicky 19 août

La stimulation magnétique transcrânienne répétée (SMTr) existe : elle est validée scientifiquement et elle est disponible au Québec, mais y accéder n'est pas aussi simple que de prendre un rendez-vous chez un médecin de famille. La première décision à prendre est de savoir par quelle voie passer : le réseau public ou une clinique privée. Ces deux options ne s'opposent pas : elles répondent à des besoins et à des situations différentes et beaucoup de gens qui pourraient bénéficier de ce protocole ne savent tout simplement pas par où commencer.

Installation de la bobine lors d’une SMTr

Un chiffre suffit à illustrer l'ampleur du défi : en 2025, seulement 536 patients ont eu accès à la SMTr dans le réseau public au Québec, alors qu'on estime à 65 000 le nombre de Québécois aux prises avec une dépression réfractaire aux traitements. L'écart parle de lui-même et il explique en bonne partie pourquoi tant de personnes se tournent aujourd'hui vers d'autres options pour accéder plus rapidement à cette option. Pour comprendre ce qu'est la SMTr et à qui elle s'adresse avant d'aborder la question de l'accès, notre article Tout savoir sur la SMTr offre un bon point de départ.

Le réseau public : couvert par la RAMQ, mais sous tension

La SMTr est remboursée par la RAMQ depuis 2013, dans le cadre d'une prescription psychiatrique pour dépression réfractaire. Le Québec fait d'ailleurs partie des rares provinces canadiennes, avec l'Alberta et la Saskatchewan, à offrir une couverture publique pour ce protocole. Dans ces régions, la SMTr peut être prescrite et administrée dans certains hôpitaux ou cliniques publiques, généralement pour des patients souffrant de dépression résistante aux traitements classiques.

Les limites, toutefois, sont bien réelles :

  • il y a actuellement 17 appareils de SMTr au Québec, concentrés dans seulement sept régions sociosanitaires. L'INESSS recommande l'ajout de 27 appareils supplémentaires, ce qui permettrait de traiter 7 504 personnes de plus sur cinq ans.
  • En attendant, les délais varient d'une semaine à six mois selon la région et même dans les provinces où la SMTr est couverte, les listes d'attente peuvent s'étirer sur plusieurs mois.

Cette situation reflète à la fois le nombre restreint de centres offrant cette solution et une demande croissante pour cette alternative non invasive. Le ministère de la Santé et des Services sociaux a pris acte du rapport de l'INESSS, mais n'a pas encore pris position officielle sur l'accessibilité et le développement de la SMTr dans les établissements de santé; des travaux d'analyse supplémentaires devront être menés.

Encadrement par un psychiatre CMQ

La voie publique est particulièrement adaptée pour les personnes dont le psychiatre traitant exerce dans une région dotée d'un appareil, pour celles qui peuvent attendre plusieurs semaines à quelques mois sans risque clinique immédiat, et pour celles qui ne disposent pas d'une assurance privée. Pour ces personnes, la gratuité du protocole compense largement le délai d'attente, particulièrement lorsque le suivi psychiatrique se poursuit activement pendant cette période.

Le secteur privé : plus rapide, plus flexible, à des coûts variables

Le système de santé québécois fait face à des pressions structurelles importantes, qui se traduisent par des délais et des lacunes dans l'accès aux soins. Dans ce contexte, recourir à une clinique privée devient une décision pratique que se posent de nombreux Québécois, pas seulement pour la SMTr.

En clinique privée, l'accès se fait généralement sans délai d'attente ou avec un délai très court. Des protocoles plus récents y sont aussi disponibles, notamment la SMT profonde (Deep TMS) avec bobine H-Coil, qui permet d'atteindre des zones cérébrales plus profondes et plus larges que la SMTr standard. Chez Neuroperforma, le protocole intensif SWIFT propose un rythme condensé de 10 visites sur 5 semaines, plutôt que les 36 séances réparties sur 9 semaines du protocole standard. Selon les données publiées par Hanlon et ses collègues dans la revue Brain Stimulation (2026), ce protocole affiche un taux de réponse de 87,8 % et un taux de rémission de 78 % au sein de la population étudiée, les résultats individuels pouvant toutefois varier et une évaluation psychiatrique demeure nécessaire pour déterminer si ce protocole convient à chaque situation.

Sur le plan des coûts, la SMT profonde avec protocole SWIFT chez Neuroperforma est proposée au tarif de 7 960 $, incluant l'évaluation psychiatrique, 38 séances, l'accompagnement de l'équipe clinique et les suivis post-traitement. Ce protocole n'est pas couvert par la RAMQ en clinique privée. Certaines assurances privées, de même que certains programmes destinés aux vétérans ou aux membres des Forces armées canadiennes, peuvent toutefois le couvrir, en partie ou en totalité.

La voie privée convient particulièrement aux personnes :

  • dont la dépression résistante est active et pour qui attendre plusieurs mois représenterait un risque clinique ou une dégradation importante de la qualité de vie,
  • qui vivent dans une région non desservie par le réseau public,
  • qui souhaitent accéder à des protocoles plus récents non offerts dans le public, ainsi qu'à celles couvertes partiellement par une assurance collective ou complémentaire.

Tableau comparatif

Réseau public

Clinique privée (ex. Neuroperforma)

Remboursement

RAMQ (sous conditions)

Non couvert par la RAMQ; assurances privées possibles

Délai d'accès

1 semaine à 6 mois selon la région

Rapide (souvent quelques jours à semaines)

Technologie disponible

SMTr standard

SMT profonde (Deep TMS), protocole SWIFT

Durée

~9 semaines (36 séances)

~5 semaines (10 visites, 38 séances)

Encadrement

Psychiatre du réseau public

Évaluation psychiatrique incluse + équipe dédiée

Disponibilité régionale

7 régions sur 17 au Québec

Clinique à Saint-Hubert (Grand Montréal)

Coût patient

0 $ (RAMQ)

7 960 $ (protocole SWIFT complet)

Que disent les données sur la complémentarité public-privé pour la SMTr ?

Le gouvernement du Québec reconnaît que les réseaux public et privé peuvent être complémentaires pour améliorer l'accès aux soins, réduire les délais d'attente et mieux organiser les services disponibles. En matière de SMTr, cette complémentarité est particulièrement pertinente :

  • le réseau public offre la gratuité,
  • le privé offre la rapidité et des protocoles plus récents.

Le bon choix dépend de la situation clinique, géographique et financière de chaque patient et devrait toujours être pris en concertation avec un psychiatre, dans le cadre d'un processus de décision partagée. L’article Neuroperforma sur les idées reçues entourant la SMTr peut aussi aider à démêler le vrai du faux avant de prendre une décision.

Comment débuter concrètement ? les deux voies, pas à pas

Voie publique :

  1. Consulter son médecin de famille ou son psychiatre traitant.
  2. Demander une évaluation pour dépression réfractaire (critère : échec d'au moins deux antidépresseurs différents).
  3. Obtenir une référence vers un centre hospitalier offrant la SMTr dans sa région.
  4. S'inscrire sur la liste d'attente et maintenir le suivi psychiatrique pendant l'attente.

Voie privée (Neuroperforma) :

  1. Prendre contact pour une évaluation initiale gratuite de 15 minutes, sans diagnostic préalable ni engagement.
  2. Compléter l'évaluation avec le médecin psychiatre, incluse dans le programme.
  3. Amorcer le protocole selon la disponibilité, généralement rapidement.
  4. Bénéficier d'un suivi post-protocole intégré.

Conclusion

Aucune des deux options n'est intrinsèquement supérieure à l'autre : la bonne voie est celle qui correspond à la réalité du patient aujourd'hui, à sa région, à son niveau de risque clinique et à sa situation financière. Certaines personnes commencent d'ailleurs par s'inscrire sur la liste d'attente du réseau public tout en explorant en parallèle les options privées disponibles, question de ne pas laisser le temps filer inutilement. Ce qui compte, c'est de ne pas rester sans solution faute d'information. Si vous vous demandez laquelle de ces deux voies convient à votre situation, en parler avec l'équipe de Neuroperforma est un bon point de départ.

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